Les grands mariages royaux britanniques vont de Victoria et Albert, en 1840, à Meghan et Harry, en 2018. Ils ont installé ou renouvelé des codes devenus familiers : robe blanche et dentelle de Honiton, diadèmes prêtés, cortèges en voiture attelée, retransmission radiophonique puis télévision mondiale et diffusion en ligne. Leurs lieux composent aussi une géographie dynastique précise, de la Chapel Royal du palais St James’s à l’abbaye de Westminster, de Saint-Paul à la chapelle St George de Windsor.
Les mariages royaux britanniques en un coup d’œil
Cinq cérémonies servent de repères pour comprendre près de deux siècles d’histoire nuptiale britannique : Victoria et Albert en 1840, Élisabeth et Philip en 1947, Diana et Charles en 1981, Catherine et William en 2011, Meghan et Harry en 2018. Elles ne se ressemblent pas, mais chacune traduit son temps : le soutien à un artisanat britannique sous Victoria, les contraintes du rationnement après la guerre, la puissance de la télévision en 1981, la circulation numérique mondiale en 2011, puis une cérémonie à Windsor en 2018 ouverte à des invités du public dans le parc du château.
| Mariage | Date | Lieu | Créateur ou faiseuse de la robe | Diadème |
|---|---|---|---|---|
| Victoria et Albert | 10 février 1840 | Chapel Royal, palais St James’s | Mary Bettans, faiseuse mentionnée par la Royal Collection | Aucun, couronne de fleurs d’oranger |
| Élisabeth et Philip | 20 novembre 1947 | Abbaye de Westminster | Norman Hartnell | Diadème-frange de diamants prêté |
| Diana et Charles | 29 juillet 1981 | Cathédrale Saint-Paul | David et Elizabeth Emanuel | Diadème familial Spencer |
| Catherine et William | 29 avril 2011 | Abbaye de Westminster | Sarah Burton pour Alexander McQueen | Cartier Halo tiara |
| Meghan et Harry | 19 mai 2018 | Chapelle St George, château de Windsor | Clare Waight Keller pour Givenchy | Bandeau de diamants de la reine Mary |
Ces cinq mariages ne résument pas à eux seuls la succession des cérémonies familiales. Ils permettent néanmoins de suivre les changements essentiels :
- la mariée passe de l’apparat d’une souveraine régnante à des silhouettes devenues des références internationales ;
- les joyaux peuvent être hérités, prêtés par le souverain ou issus de la famille de la mariée ;
- l’audience évolue d’une cérémonie sans diffusion moderne à la radio, à la télévision et au direct sur internet ;
- Westminster, Windsor, Saint-Paul et St James’s conservent chacun une place propre dans le cérémonial.
Pour replacer ces événements dans une chronologie plus large, consultez la frise des grands mariages princiers. Rappelons que le premier mariage royal célébré à l’abbaye de Westminster fut celui d’Henri Ier et de Mathilde d’Écosse, le 11 novembre 1100.
1840 : Victoria et Albert à la Chapel Royal, la robe blanche popularisée
Le 10 février 1840, la reine Victoria épouse Albert de Saxe-Cobourg-Gotha dans la Chapel Royal du palais St James’s, à Londres. Cette précision compte : la cérémonie n’a pas lieu à Westminster ni à Windsor. Les fiançailles avaient été annoncées le 23 novembre 1839. Le mariage unit une souveraine régnante à un prince étranger qui deviendra son époux et son principal partenaire dans la vie publique comme familiale.
La robe est au cœur de la mémoire de cette journée. Victoria choisit un satin de soie blanc produit à Spitalfields, dans l’est de Londres, et un profond volant de dentelle de Honiton. Ce choix est volontairement économique autant qu’esthétique : alors que la dentelle de Bruxelles est à la mode, la reine entend contribuer à relancer l’industrie dentellière du Devon. La mention de Mary Bettans, à Jermyn Street, Londres, figure comme faiseuse de la robe dans la documentation de la collection royale.
On peut retrouver les détails matériels de la robe de Victoria décrite par la Royal Collection Trust. La dentelle ne fut pas enfermée dans le seul souvenir de 1840 : le volant de Honiton fut porté de nouveau au mariage de la fille aînée de Victoria, Victoria dite Vicky, en 1858, puis à celui du futur George V en 1893.
Victoria ne porte pas de diadème. Elle choisit une couronne de fleurs d’oranger, donnée comme emblème de chasteté. Ce contraste avec les bijoux de têtes des générations ultérieures est révélateur : le mariage fixe une image de simplicité recherchée, sans renoncer aux matières précieuses ni à la fonction représentative de la souveraine. Une représentation officielle, peinte par George Hayter, porte le titre The Marriage of Queen Victoria, 10 February 1840.
Le couple passe sa lune de miel à Windsor. Albert meurt au château de Windsor le 14 décembre 1861, à quarante-deux ans, tandis que Victoria et cinq de leurs enfants sont auprès de lui. Victoria meurt à Osborne House, sur l’île de Wight, le 22 janvier 1901, après près de soixante-quatre ans de règne, et est enterrée à Frogmore auprès d’Albert. Pour le récit détaillé de cette cérémonie fondatrice, voir le mariage de Victoria et d’Albert en 1840.
1863 et 1893 : Édouard VII et George V
Entre Victoria et le mariage d’Élisabeth en 1947, deux cérémonies situent la continuité familiale dans les lieux qui deviendront classiques.
1863 : Édouard VII et Alexandra de Danemark
Le 10 mars 1863, Édouard VII, alors prince de Galles, épouse Alexandra de Danemark dans la chapelle St George du château de Windsor. La date et le lieu attestent l’importance croissante de Windsor dans les mariages de la famille royale.
1893 : George V et Mary de Teck
Le 6 juillet 1893, George V, alors duc d’York, épouse Mary de Teck, dite May. Les fiançailles avaient été annoncées le 3 mai 1893. La cérémonie se tient, selon les sources secondaires, à la Chapel Royal du palais St James’s ; la date du mariage est établie par le site de la maison royale. La dentelle de Honiton portée par Victoria en 1840 y réapparaît : le même volant rattache ainsi le mariage du futur George V à celui de sa grand-mère.
Ces repères évitent de réduire l’histoire à une seule succession de mariages spectaculaires. Ils montrent au contraire l’alternance des chapelles royales, de Westminster et de Windsor, ainsi que la transmission d’objets et de textiles au sein de la famille.
1947 : Élisabeth et Philip, un mariage sous rationnement
Le jeudi 20 novembre 1947 à 10 h 30, la princesse Élisabeth épouse Philip Mountbatten à l’abbaye de Westminster. Elle est la dixième membre de la famille royale à s’y marier. Ses parents y avaient eux-mêmes célébré leur mariage le 26 avril 1923. La cérémonie est conduite par Geoffrey Fisher, archevêque de Canterbury, avec la participation de l’archevêque d’York Cyril Garbett, qui prononce le sermon, et du doyen de Westminster Alan Don.
Le contexte de rationnement donne à la robe une dimension particulière. Norman Hartnell dessine une création inspirée de la Primavera de Botticelli : satin duchesse commandé à Winterthur près de Dunfermline, appliqués de satin produits à Lullingstone Castle et tissés par Warner & Sons, cristaux et 10 000 perles de rocaille importées des États-Unis. Sa traîne de tulle de soie mesure quinze pieds. Le dessin définitif est retenu à la mi-août, moins de trois mois avant le mariage.
Élisabeth doit utiliser des coupons de vêtements pour payer la robe. Des centaines de personnes lui en envoient, mais ils sont retournés, car elle n’aurait pas pu les employer légalement. Les détails de la journée, de la robe aux cadeaux reçus, sont réunis dans soixante-dix faits publiés par la maison royale sur le mariage de 1947.
La mariée porte deux colliers de perles, Queen Anne et Queen Caroline, légués à la Couronne par Victoria et offerts par George VI. Sa bague de fiançailles en platine et diamants est réalisée par Philip Antrobus avec des diamants provenant d’un diadème de la princesse Alice de Battenberg, mère de Philip. Un diadème-frange de diamants est prêté à Élisabeth ; sa monture se brise pendant sa mise en place le jour même et doit être réparée en urgence. Philip avait été fait duc d’Édimbourg, comte de Merioneth et baron Greenwich avant la cérémonie.
Le cortège mesure déjà l’ampleur de l’événement. Élisabeth arrive avec George VI dans l’Irish State Coach. Huit demoiselles d’honneur, parmi lesquelles la princesse Margaret et la princesse Alexandra de Kent, l’entourent, tandis que William de Gloucester et Michael de Kent sont pages. Philip a pour témoin David Mountbatten, marquis de Milford Haven. Deux mille invités assistent au mariage.
La BBC enregistre et diffuse la cérémonie à la radio : la maison royale avance une estimation officielle de 200 millions d’auditeurs. Après le petit-déjeuner de mariage au Ball-Supper Room de Buckingham Palace, les mariés paraissent au balcon. Ils partent ensuite pour Broadlands, dans le Hampshire, avec la corgi Susan, puis séjournent à Birkhall, sur le domaine de Balmoral. Le bouquet d’orchidées blanches, enrichi d’une branche de myrte, est déposé le lendemain sur la tombe du Soldat inconnu. Retrouvez cette histoire dans le mariage d’Élisabeth et de Philip en 1947.
1981 : Diana et Charles à Saint-Paul
Le mercredi 29 juillet 1981 à 11 h 20, Diana Spencer épouse Charles à la cathédrale Saint-Paul de Londres. Le choix de Saint-Paul, plutôt que Westminster, donne à la cérémonie un cadre immense. Robert Runcie, archevêque de Canterbury, conduit le service avec l’assistance de pasteurs de plusieurs confessions. Environ 600 000 personnes se rassemblent dans les rues de Londres à l’occasion de ce jour férié national.
Diana arrive de Clarence House dans le Glass Coach, accompagnée de son père, le comte Spencer. Elle porte une robe de taffetas de soie ivoire et de dentelle ancienne, créée par David et Elizabeth Emanuel. Sa traîne mesure vingt-cinq pieds, soit 7,62 mètres. Son voile de tulle de soie ivoire est retenu par le diadème Spencer, un joyau familial : il ne s’agit donc pas d’un diadème prêté par la reine.
Les 3 500 invités réunis dans la cathédrale et la retransmission font de ce mariage un phénomène mondial. La BBC rapporte une estimation de 750 millions de téléspectateurs et le présente alors comme le programme le plus regardé jamais diffusé. Après la cérémonie, le couple retourne à Buckingham Palace dans un landau d’État ouvert, puis part vers Romsey par le train royal après avoir traversé Westminster Bridge en voiture attelée.
La lune de miel commence à Broadlands, où le couple reste trois jours, avant la suite du voyage. La partie ferroviaire jusqu’à Romsey est établie, tandis que les étapes méditerranéennes et le séjour à Balmoral sont rapportés par des sources secondaires. Charles et Diana ont deux fils, William, né le 21 juin 1982, et Harry, né le 15 septembre 1984. Leur divorce est prononcé le 28 août 1996. Diana meurt à Paris le 31 août 1997, après un accident de voiture. Charles épouse Camilla Parker Bowles le 9 avril 2005. La cérémonie de 1981 est détaillée dans le mariage de Diana et de Charles en 1981.
2011 : Catherine et William à Westminster
Le vendredi 29 avril 2011, Catherine Middleton épouse William à l’abbaye de Westminster. Les fiançailles avaient été annoncées le 16 novembre 2010, après une demande faite en privé au Kenya le mois précédent. William reçoit le titre de duc de Cambridge, ainsi que ceux de comte de Strathearn et baron Carrickfergus. Catherine devient Son Altesse Royale la duchesse de Cambridge.
La robe de Catherine, dessinée par Sarah Burton pour Alexander McQueen, associe une ligne contemporaine à un travail artisanal très britannique. La Royal School of Needlework, à Hampton Court Palace, réalise à la main la dentelle appliquée. Rose, chardon, jonquille et trèfle sont découpés un à un dans la dentelle puis posés sur un tulle de soie ivoire. L’alliance de William est façonnée dans un morceau d’or gallois offert par la reine.
La mariée porte le Cartier Halo tiara, fabriqué en 1936 et prêté par la reine. Ce diadème avait été offert à la princesse Élisabeth, future Élisabeth II, par sa mère à l’occasion de ses dix-huit ans. Sa bague de fiançailles est, selon les sources secondaires, la bague de saphir de Diana, fabriquée par Garrard.
Le parcours des voitures attelées rappelle explicitement les usages anciens. Catherine arrive depuis le Goring Hotel en voiture avec son père. Après le service, les nouveaux époux retournent à Buckingham Palace dans le 1902 State Landau, avec une alternative prévue en cas de forte pluie, le Glass Coach. Harry est le témoin de William, tandis que Philippa, dite Pippa, Middleton est demoiselle d’honneur. Le gâteau traditionnel à plusieurs étages est réalisé par Fiona Cairns.
Le mariage appartient pleinement à l’ère numérique. La maison royale compte 72 millions de flux suivis en direct sur YouTube, via The Royal Channel, et 101 millions de vues totales. La BBC souligne que la cérémonie est regardée par des millions de personnes dans 180 pays. Après quelques jours, William reprend brièvement son service de pilote de sauvetage de la RAF à Anglesey, avant que le couple ne parte environ dix jours sur North Island, aux Seychelles. Il revient au Royaume-Uni le 21 mai 2011. Lisez le mariage de Catherine et de William en 2011.
2018 : Meghan et Harry à Windsor
Le samedi 19 mai 2018, Meghan Markle épouse Harry dans la chapelle St George du château de Windsor. Meghan arrive à la porte sud vers midi. Le service est dirigé par le doyen de Windsor, le mariage est célébré par l’archevêque de Canterbury et l’allocution est prononcée par Michael Curry, évêque de l’Église épiscopale des États-Unis. Le prince de Galles, Charles, rejoint Meghan dans la nef et l’accompagne jusqu’à l’autel.
La robe est dessinée par Clare Waight Keller pour Givenchy. Son voile représente les 53 pays du Commonwealth, chacun évoqué par une flore distinctive. Il est fixé par le bandeau de diamants de la reine Mary, prêté par la reine. Ce prêt s’inscrit dans une longue histoire de joyaux dynastiques, à découvrir avec les diadèmes de mariage royaux.
Les alliances prolongent aussi le langage symbolique des matières. Celle de Meghan est en or gallois offert par la reine et fabriquée par Cleave and Company. Celle de Harry est en platine avec une finition texturée. Le matin du mariage, Harry reçoit les titres de duc de Sussex, comte de Dumbarton et baron Kilkeel ; Meghan devient Son Altesse Royale la duchesse de Sussex.
Après la cérémonie, une parade en voiture attelée traverse les rues de Windsor. Deux mille six cent quarante membres du public sont invités dans le parc du château, et 200 invités liés aux organisations soutenues par le couple saluent les mariés à leur sortie. La reine offre ensuite une réception de mariage. Aucune audience mondiale chiffrée ne repose sur une source officielle, et la destination d’une éventuelle lune de miel n’a jamais été confirmée officiellement.
En janvier 2020, Harry et Meghan annoncent leur intention de se retirer comme membres seniors de la famille royale et de travailler à leur indépendance financière. Une déclaration de Buckingham Palace précise qu’ils conservent leurs titres de duc et duchesse de Sussex, mais n’utilisent plus HRH, ne sont plus membres actifs de la famille royale et ne reçoivent plus de fonds publics. Pour les faits de la journée du 19 mai, consultez le mariage de Meghan et de Harry en 2018.
Robes, diadèmes et cortèges : ce que ces cinq mariages ont en commun
Les tenues de mariées donnent l’impression d’une tradition immobile, mais leur comparaison montre une suite de réponses à des contextes différents. Victoria soutient la dentelle de Honiton et la soie de Spitalfields. Élisabeth fait réaliser une robe somptueuse malgré les coupons de rationnement. Diana choisit une traîne spectaculaire et un diadème familial. Catherine associe la dentelle faite main de la Royal School of Needlework à une maison de mode contemporaine. Meghan inscrit le Commonwealth dans le dessin de son voile.
Les bijoux
Les bijoux suivent plusieurs logiques :
- Victoria se distingue en portant des fleurs d’oranger plutôt qu’un diadème ;
- Élisabeth, Catherine et Meghan portent des pièces prêtées par la reine ou issues de la collection royale ;
- Diana choisit le diadème Spencer, propriété de sa famille ;
- les alliances en or gallois de William et de Meghan rappellent la permanence de certains matériaux cérémoniels.
Les cortèges et les médias
Les cortèges forment le second fil conducteur. L’Irish State Coach accompagne Élisabeth en 1947, le Glass Coach conduit Diana à Saint-Paul en 1981, le 1902 State Landau ramène Catherine et William à Buckingham Palace en 2011, et Meghan et Harry parcourent Windsor dans une voiture attelée. Le véhicule ne constitue pas un simple décor : il permet au public de voir les mariés et relie la cérémonie religieuse à la ville ou au château qui l’accueille.
Les médias modifient encore davantage l’échelle de ces mariages. En 1947, la radio de la BBC atteint, selon l’estimation officielle, 200 millions d’auditeurs. En 1981, la télévision place Diana et Charles devant une audience mondiale estimée à 750 millions de personnes. En 2011, la diffusion en direct sur YouTube ajoute une mesure inédite, celle des flux et des vues. Pour comparer ces objets, leurs usages et leurs silhouettes, voir robes, diadèmes, voiles et bouquets des mariées royales.
Lunes de miel royales britanniques
Les voyages de noces complètent le récit public tout en conservant une part de retraite. Victoria et Albert passent leur lune de miel à Windsor. En 1947, Élisabeth et Philip passent leur première nuit à Broadlands, dans le Hampshire, demeure de l’oncle de Philip, lord Mountbatten, puis gagnent Birkhall sur le domaine de Balmoral. La présence de la corgi Susan dans le train au départ de Waterloo fait partie des faits établis de leur départ.
En 1981, Charles et Diana quittent Londres par train royal vers Romsey, puis séjournent à Broadlands. D’après les sources secondaires, le couple embarque ensuite pour une croisière en Méditerranée à bord du yacht royal Britannia, avant de gagner Balmoral. En 2011, Catherine et William passent environ dix jours sur North Island, aux Seychelles, et rentrent au Royaume-Uni le 21 mai. Pour Meghan et Harry, la destination de la lune de miel n’a jamais été confirmée officiellement.
Ce qui demeure, au-delà des voyages et des audiences, tient aux traditions visibles le jour même. Selon la maison royale, le myrte des bouquets royaux provient d’un brin offert à Victoria en 1845 par la grand-mère d’Albert, puis planté à Osborne House. Le dépôt du bouquet sur la tombe du Soldat inconnu, né du mariage d’Elizabeth Bowes-Lyon en 1923 et repris pour le bouquet d’Élisabeth en 1947, ajoute une tradition de mémoire au cérémonial. La robe blanche, enfin, reste l’héritage visuel le plus durable de Victoria. Ces continuités sont au cœur des récits rassemblés dans les voyages de noces des princesses.
Bibliographie
- Royal Household, royal.uk : « 70 facts about The Queen and Duke of Edinburgh's wedding », « The Wedding of Prince William and Miss Catherine Middleton », « The Wedding of The Duke and Duchess of Sussex », « Prince Albert », « Royal Wedding Traditions »
- Royal Collection Trust, rct.uk : « Queen Victoria's wedding dress » (RCIN 71975) et notice du tableau de George Hayter (RCIN 407165)
- BBC, « On this day : 29 July 1981, Charles and Diana marry » ; BBC News, « William and Kate end honeymoon » (21 mai 2011) ; BBC News, « Harry and Meghan to step back » (8 janvier 2020)
- Historic Royal Palaces, hrp.org.uk : notice « Queen Victoria », Kensington Palace
- Garrard, « The most loved royal wedding tiara in history » (registre de 1919 de la Queen Mary's Fringe Tiara)
Questions fréquentes
Quel mariage royal britannique a popularisé la robe blanche ?
Le mariage de la reine Victoria et du prince Albert, célébré le 10 février 1840, a durablement associé la mariée royale à la robe blanche. Victoria portait une robe de satin de soie blanc de Spitalfields, garnie d'un profond volant de dentelle de Honiton. Elle avait choisi cette dentelle du Devon afin de soutenir une industrie alors menacée.
Pourquoi le mariage d'Élisabeth et de Philip fut-il marqué par le rationnement ?
Le 20 novembre 1947, la princesse Élisabeth dut employer des coupons de vêtements pour payer sa robe de Norman Hartnell. Des centaines de personnes lui envoyèrent leurs propres coupons. Ils furent renvoyés, car leur utilisation aurait été illégale.
Où Diana et Charles se sont-ils mariés en 1981 ?
Diana Spencer et Charles se sont mariés le 29 juillet 1981 à la cathédrale Saint-Paul de Londres. La cérémonie fut conduite par Robert Runcie, archevêque de Canterbury. Diana arriva dans le Glass Coach avec son père, le comte Spencer.
Quel diadème Catherine portait-elle lors de son mariage avec William ?
Catherine Middleton portait le Cartier Halo tiara lors de son mariage avec William, le 29 avril 2011. Fabriqué par Cartier en 1936, ce diadème avait été offert à la princesse Élisabeth, future Élisabeth II, pour ses dix-huit ans. La reine le prêta à Catherine pour la cérémonie à l'abbaye de Westminster.
Quelles traditions florales se retrouvent dans les bouquets royaux britanniques ?
Le myrte est lié à une tradition remontant à Victoria. Un brin offert en 1845 par la grand-mère d'Albert fut planté à Osborne House, et il fournit depuis du myrte pour les bouquets royaux. En 1947, le bouquet d'orchidées blanches d'Élisabeth, orné d'une branche de myrte, fut déposé sur la tombe du Soldat inconnu.





