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Mariage Princesse

Bourbon, Bonaparte, Grimaldi : les mariages princiers de France et de Monaco

Les mariages princiers de France et de Monaco unissent l'histoire diplomatique, les fastes de cour et des cérémonies devenues des repères visuels. De Saint-Jean-de-Luz à Monaco, ils se distinguent par les procurations, les doubles cérémonies et plusieurs robes aujourd'hui conservées ou documentées par des musées.

Mariée en robe ivoire à manches de dentelle et diadème, dans une galerie des Glaces de style versaillais

Les grands mariages princiers de France et de Monaco vont de l’union diplomatique de Louis XIV et Marie-Thérèse, en 1660, aux cérémonies publiques d’Albert II et Charlène Wittstock, en 2011. Ils se distinguent par des mariages par procuration, par la succession du civil et du religieux sur deux jours, par leur fonction politique et par des robes devenues des objets de musée. Bourbon, Bonaparte et Grimaldi offrent ainsi une histoire continue des usages de cour, à parcourir aussi dans la frise des grands mariages princiers.

Trois dynasties, trois façons de se marier

Chez les Bourbon, le mariage est d’abord une affaire d’État. L’union de Louis XIV et de l’infante Marie-Thérèse d’Autriche s’inscrit dans le cadre du traité des Pyrénées, tandis que celle de Marie-Antoinette et du dauphin Louis consolide l’alliance franco-autrichienne. La cérémonie ne se réduit donc pas au couple : elle met en scène la continuité dynastique, la hiérarchie de la cour et la paix recherchée entre puissances.

Les Bonaparte reprennent certains codes monarchiques tout en y ajoutant les formes de l’État civil impérial. Napoléon et Joséphine se marient civilement en 1796, puis religieusement en 1804, à la veille du sacre. Avec Marie-Louise, l’ordre des cérémonies est nettement établi : mariage civil à Saint-Cloud le 1er avril 1810, puis mariage religieux au Louvre le lendemain. Cette alliance avec une archiduchesse d’Autriche répond aussi à une stratégie européenne.

À Monaco, les cérémonies de 1956 et de 2011 associent tradition catholique, palais princier et visibilité internationale. Grace Kelly et Rainier III, puis Charlène Wittstock et Albert II, passent eux aussi par le civil puis le religieux. Les robes y tiennent une place exceptionnelle : celle de Grace Kelly a été donnée au Philadelphia Museum of Art, tandis que la tenue de Charlène est étroitement associée à Giorgio Armani Privé.

Mariage Date de la cérémonie principale Lieu Officiant Robe ou tenue attestée Particularité
Louis XIV et Marie-Thérèse 9 juin 1660 Saint-Jean-de-Luz Mgr Jean d’Olce d’Iholdy Non précisée dans les sources consultées Union célébrée après une procuration à Fontarabie
Marie-Antoinette et le dauphin Louis 16 mai 1770 Versailles Louis de La Roche-Aymon Robe à paniers en drap d’argent, selon des sources secondaires Alliance franco-autrichienne
Napoléon et Marie-Louise 2 avril 1810 Louvre Cardinal Joseph Fesch Tulle d’argent, perles et lamés Civil à Saint-Cloud la veille
Napoléon III et Eugénie 30 janvier 1853 Notre-Dame de Paris Mgr Sibour, selon une source secondaire Velours blanc recouvert de dentelles Civil aux Tuileries la veille
Grace Kelly et Rainier III 19 avril 1956 Cathédrale de Monaco Mgr Gilles Barthe Dentelle de Bruxelles, faille de soie et tulle Robe donnée à un musée
Charlène Wittstock et Albert II 2 juillet 2011 Palais princier de Monaco Mgr Bernard Barsi Satin duchesse blanc Giorgio Armani Cérémonie religieuse en plein air

Trois repères aident à lire ces mariages :

  • la procuration fixe l’accord diplomatique avant la rencontre des époux, comme pour Louis XIV, Marie-Antoinette et Marie-Louise ;
  • le mariage civil et le mariage religieux se succèdent sur deux jours, de Napoléon et Marie-Louise à Charlène Wittstock et Albert II ;
  • la robe devient parfois un objet de musée, comme celle de Grace Kelly au Philadelphia Museum of Art.

1660 : Louis XIV et Marie-Thérèse à Saint-Jean-de-Luz

Le mariage de Louis XIV et de Marie-Thérèse d’Autriche est l’un des grands précédents bourboniens. Le traité des Pyrénées, signé le 7 novembre 1659 sur l’île des Faisans, aurait prévu cette union, selon des sources secondaires. Avant la cérémonie en personne, un mariage par procuration est célébré à Fontarabie le 3 juin 1660. Don Luis de Haro y représente Louis XIV, d’après des sources historiques locales.

La cérémonie décisive se tient le 9 juin 1660 dans l’église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz. Elle est célébrée par Mgr Jean d’Olce d’Iholdy, évêque de Bayonne. Il faut écarter une confusion persistante : Louis XIV ne s’est pas marié à Versailles.

Ce mariage rappelle que la procuration ne remplace pas l’apparition publique des époux. Elle permet de fixer l’accord diplomatique avant que la présence physique du souverain et de la princesse ne transforme l’alliance en événement de cour. Cette logique se retrouvera, sous des formes différentes, chez Marie-Antoinette et Marie-Louise.

1770 : Marie-Antoinette et le dauphin Louis, de Vienne à Versailles

Le mariage de Marie-Antoinette et du dauphin Louis est conçu pour consolider l’alliance franco-autrichienne née du renversement des alliances de 1756. Le dauphin, duc de Berry et futur Louis XVI, a quinze ans ; l’archiduchesse Marie-Antoinette en a quatorze. Leur union, préparée au cours des années 1760, fait de deux adolescents les acteurs d’une politique européenne qui les dépasse.

Le 19 avril 1770, Marie-Antoinette est mariée par procuration à Vienne. L’église des Augustins et le rôle de l’archiduc Ferdinand, frère de la mariée, sont rapportés par des sources secondaires. Après son voyage, la remise de la princesse aurait lieu le 7 mai sur l’île aux Épis, sur le Rhin, entre Kehl et Strasbourg : elle y quitte vêtements et suite autrichiens avant son entrée dans le royaume de France. Sa première rencontre avec le dauphin à Compiègne est elle aussi donnée par une source secondaire. À Strasbourg, la dauphine est reçue au palais épiscopal ; la cathédrale avait vu, le 15 août 1725, le mariage par procuration de Louis XV, comme le rappelle l’histoire de l’Église catholique en Alsace.

Le mariage français est célébré le mercredi 16 mai 1770 dans la chapelle royale du château de Versailles. L’archevêque de Reims, Louis de La Roche-Aymon, grand aumônier de France, reprend la cérémonie. Le dauphin passe l’anneau, puis les époux signent les registres. Dans l’après-midi, Marie-Antoinette reçoit une corbeille, cabinet sculpté contenant bijoux et objets précieux. Pour le déroulement précis des cérémonies, on peut consulter la chronologie du château de Versailles sur le mariage de 1770.

La cérémonie se prolonge par le jeu du roi dans la galerie des Glaces, un banquet à l’Opéra royal et la bénédiction du lit des époux par l’archevêque de Reims. Le feu d’artifice prévu à Versailles est annulé à cause d’un orage. La robe à paniers en drap d’argent est mentionnée par des sources secondaires : aucun nom de couturier n’est attesté.

Le 30 mai, un autre feu d’artifice, organisé à Paris place Louis-XV, aujourd’hui place de la Concorde, provoque une catastrophe. Le bilan officiel est de 132 morts. Les nombres beaucoup plus élevés parfois reproduits dans des récits postérieurs ne doivent pas être présentés comme des faits établis. Cette distinction entre la fête versaillaise annulée et le drame parisien est essentielle pour comprendre le mariage de Marie-Antoinette et du dauphin Louis en 1770.

Napoléon et Joséphine, 1796 et 1804

1796 : le mariage civil

L’union de Napoléon Bonaparte et Joséphine de Beauharnais éclaire la distance qui peut séparer mariage civil et mariage religieux dans le parcours d’un couple impérial. Leur mariage civil est célébré le 9 mars 1796 à la mairie du 2e arrondissement, rue d’Antin à Paris, selon des sources secondaires. Le nom de l’officier d’état civil n’est pas établi.

1804 : le mariage religieux

Le mariage religieux a lieu beaucoup plus tard, le 1er décembre 1804, dans la chapelle intérieure des Tuileries. La cérémonie est célébrée par le cardinal Fesch, sans témoins, à la demande de Joséphine après les scrupules du pape. Elle précède d’un jour le sacre à Notre-Dame. Il convient donc de ne pas déplacer ce rite religieux à Notre-Dame : l’édifice accueille le sacre du 2 décembre, non le mariage du couple.

Cette régularisation religieuse montre combien les cérémonies dynastiques peuvent être reprises et réinterprétées selon les nécessités politiques. Leur mariage est officiellement dissous en janvier 1810. Quelques mois plus tard, l’Empereur engage une autre alliance, cette fois avec une archiduchesse d’Autriche.

1810 : Napoléon et Marie-Louise, du Louvre à Compiègne

Le mariage de Napoléon et de Marie-Louise intervient après la dissolution officielle de l’union avec Joséphine en janvier 1810. Le conseil privé du 21 janvier examine trois candidates ; Eugène et Talleyrand penchent pour l’archiduchesse Marie-Louise. Le contrat de mariage, signé le 9 mars par Berthier et Metternich, fixe une dot équivalente à 400 000 francs et un douaire total de 500 000 francs.

Marie-Louise est mariée par procuration à Vienne le 11 mars 1810 à 17 h 30. Les sources de la Fondation Napoléon divergent toutefois sur la personne tenant précisément la place de Napoléon devant l’autel : l’une mentionne l’archiduc Charles, une autre décrit le rôle de Berthier comme ambassadeur extraordinaire. Il est donc préférable de retenir la procuration sans trancher cette divergence.

Le 27 mars, la première rencontre des futurs époux a lieu à Courcelles-sur-Vesle, vers seize heures, sous la pluie. Napoléon, accompagné de Murat, monte alors dans le carrosse de Marie-Louise, contrairement au protocole. Le couple entre à Compiègne le soir et y séjourne les 27 et 28 mars. La distinction est importante : Compiègne est une étape du voyage, mais non le lieu de leur première rencontre.

Le mariage civil se déroule le dimanche 1er avril au château de Saint-Cloud, dans la galerie préparée pour les registres de l’état civil de la famille impériale. Cambacérès y préside en sa qualité civile, selon une source secondaire. Le lundi 2 avril, le mariage religieux est célébré dans le salon carré du Louvre transformé en chapelle, par le cardinal Joseph Fesch, grand aumônier et oncle de Napoléon.

La toilette de Marie-Louise est précisément documentée : robe de cour en tulle d’argent brodé de perles et de lamés, taille haute et jupe longue ; voile de point d’Alençon retenu par un diadème ; souliers de satin blanc brodés d’argent. Napoléon lui offre 200 000 écus de présents et de bijoux. Le 20 mars 1811 naît le roi de Rome. Retrouvez le récit détaillé dans le mariage de Napoléon et de Marie-Louise en 1810.

1853 : Napoléon III et Eugénie de Montijo

Le mariage de Napoléon III et d’Eugénie de Montijo inscrit le Second Empire dans la grande tradition cérémonielle française. Le mariage civil est célébré le 29 janvier 1853 aux Tuileries. Le lendemain, 30 janvier, la cérémonie religieuse se tient à Notre-Dame de Paris. Mgr Sibour, archevêque de Paris, est donné comme officiant par une source secondaire.

La robe d’Eugénie est attestée : elle est de velours blanc recouvert de dentelles. Aucune source ne permet en revanche d’attribuer cette robe à Worth, ni d’affirmer qu’Eugénie portait un diadème de diamants et de saphirs. Ces précautions sont nécessaires, car des détails séduisants mais non établis transforment vite un fait de mode en légende.

Selon une source secondaire, le couple aurait ensuite séjourné à Villeneuve-l’Étang, dans le parc de Saint-Cloud à Marnes-la-Coquette. Cette indication doit rester attribuée. L’union de 1853 illustre surtout l’importance de la séquence civil puis religieux, qui structure aussi le mariage de Napoléon et Marie-Louise, ainsi que les deux grands mariages monégasques du XXe et du XXIe siècle.

1956 : Grace Kelly et Rainier III, deux cérémonies à Monaco

Grace Kelly et Rainier III se marient civilement le mercredi 18 avril 1956 dans la salle du Trône du palais princier. La date et le lieu sont établis. D’après les sources secondaires, la cérémonie est présidée par Marcel Portanier, ministre d’État chargé de la Justice, devant 80 invités et des représentants de 24 nations.

Le lendemain, jeudi 19 avril, le mariage religieux est célébré à la cathédrale de Monaco, lors d’une messe pontificale solennelle en français par Mgr Gilles Barthe, évêque de Monaco. La presse anglophone parle de « Saint Nicholas Cathedral » ; l’édifice est la cathédrale de Monaco, dédiée à Notre-Dame-Immaculée. Environ 600 à 700 invités auraient assisté au rite religieux selon les sources. Ce chiffre est distinct des 3 000 Monégasques réunis pour la fête populaire après la cérémonie civile.

La robe et la croisière

La robe est l’un des legs les plus documentés de ce mariage. Conçue par Helen Rose, costumière de la MGM, elle associe un corsage de dentelle de Bruxelles dite « rose point », des perles de rocaille, une jupe plissée en faille de soie, du tulle et de la dentelle. Le Philadelphia Museum of Art précise la composition de l’ensemble et indique que Grace Kelly a donné la robe peu après la cérémonie. Découvrez la robe de Grace Kelly au Philadelphia Museum of Art.

Le musée décrit de la faille de soie, du tulle et de la dentelle de Bruxelles. La croisière de sept semaines sur le yacht Deo Juvante II est rapportée par des sources secondaires, mais le donateur du yacht varie selon les récits. Le parcours de ce couple est développé dans le mariage de Grace Kelly et du prince Rainier III.

Grace Kelly est victime d’un accident de la route le 13 septembre 1982 et meurt le lendemain. Rainier III meurt le 6 avril 2005. Ces dates encadrent une union dont l’image demeure associée à la diffusion télévisée et à une robe entrée dans les collections d’un musée.

2011 : Charlène Wittstock et Albert II de Monaco

Albert II et Charlène Wittstock se marient civilement le vendredi 1er juillet 2011 dans la salle du Trône du palais princier. La date et le lieu sont établis. D’après les sources secondaires, la cérémonie commence à 17 heures, est célébrée par Philippe Narmino, directeur des Services judiciaires, et est suivie à 18 heures d’une apparition au balcon devant 6 000 Monégasques. Charlène porte alors un tailleur-pantalon bleu ciel Chanel, selon cette même source.

Le mariage religieux se tient le samedi 2 juillet dans la cour d’honneur du palais princier, en plein air. Il est célébré par Mgr Bernard Barsi, archevêque de Monaco. Le nombre d’environ 800 invités est donné par des sources secondaires. D’après les sources secondaires, Charlène entre au bras de son père Michael Wittstock, sept demoiselles d’honneur portent le costume monégasque traditionnel et Andrea Bocelli chante l’Ave Maria.

La robe et les bijoux

La robe de cérémonie est signée Giorgio Armani Privé, en satin duchesse blanc à longue traîne. Selon la presse mode, elle aurait nécessité environ 2 500 heures de travail et comporterait 40 000 cristaux Swarovski, 20 000 larmes de nacre et 30 000 éléments dorés. Ces chiffres, souvent repris, doivent être attribués à la presse et non présentés comme une donnée officielle du palais.

La mariée ne porte pas de diadème durant la cérémonie. Selon Vanity Fair France, elle porte des broches de la princesse Charlotte prêtées par la princesse Caroline. Le diadème de diamants de Lorenz Bäumer, décrit comme une « gerbe » évoquant une vague, est porté lors de la réception du soir, et non pendant la cérémonie religieuse. Cette distinction est essentielle lorsqu’on compare les diadèmes de mariage royaux.

À la sortie, le couple se rend à la chapelle Sainte-Dévote, où la mariée dépose son bouquet selon la tradition monégasque. Le départ pour l’Afrique du Sud, le 4 juillet, est une première visite officielle du couple, présentée aussi comme sa lune de miel, avec une réception à Durban le 7 juillet en présence de Jacques Rogge, du Comité international olympique. Pour les repères de ces deux journées, consultez le mariage de Charlène Wittstock et du prince Albert II.

Ce que les cours de France et de Monaco ont légué aux mariées d’aujourd’hui

De ces unions ressort d’abord une leçon de méthode : un mariage princier ne se résume pas à une date. Il faut distinguer procuration, cérémonie civile, office religieux, réception et voyage ultérieur. Les erreurs les plus fréquentes naissent précisément de ces confusions : Versailles et Saint-Jean-de-Luz pour Louis XIV, Compiègne et Courcelles-sur-Vesle pour Napoléon et Marie-Louise, ou encore les 80 invités du civil de 1956 et la fête populaire monégasque.

Quatre précisions suffisent à éviter l’essentiel des erreurs :

  • Louis XIV s’est marié à Saint-Jean-de-Luz, non à Versailles ;
  • Napoléon a rencontré Marie-Louise sur la route, à Courcelles-sur-Vesle, avant Compiègne ;
  • le feu d’artifice annulé par l’orage le 16 mai 1770 est celui de Versailles, et le drame du 30 mai celui de la place Louis-XV à Paris ;
  • le diadème de Charlène Wittstock date de la réception du soir, non de la cérémonie religieuse.

Ces mariages ont aussi légué un vocabulaire visuel durable : tissus précieux, voiles, dentelles, broches, diadèmes et bouquets déposés selon un rite local. Marie-Louise offre l’exemple d’une toilette impériale décrite avec précision ; Grace Kelly celui d’une robe dont les matériaux sont conservés et étudiés ; Charlène Wittstock celui d’une création contemporaine associée à la cérémonie monégasque. Ces filiations sont réunies dans robes, diadèmes, voiles et bouquets des mariées royales.

Enfin, les voyages rappellent que l’après-cérémonie peut relever de la représentation autant que de l’intime. La croisière de Grace Kelly et Rainier III est rapportée par une source secondaire, tandis que le déplacement sud-africain de 2011 est à la fois une visite officielle et une lune de miel. Pour comparer ces usages sans confondre voyages publics et séjours privés, voir les voyages de noces des princesses.

Les Bourbon, les Bonaparte et les Grimaldi montrent ainsi que le mariage dynastique demeure un objet européen : il relie familles souveraines, institutions, villes et images publiques. Les unions françaises et monégasques prennent tout leur relief lorsqu’elles sont replacées parmi les mariages des cours d’Europe, avec leurs alliances, leurs cérémonies et leurs mémoires matérielles.

Bibliographie

  • Château de Versailles, « Mariage du dauphin Louis et de Marie-Antoinette » (chronologie, chateauversailles.fr)
  • Fondation Napoléon, napoleon.org : chronologie « Le mariage de Napoléon Ier et de Marie-Louise d'Autriche », « La toilette de mariage de Marie-Louise », « Marie-Louise et Napoléon à Compiègne », « Déroulement du mariage civil, 1er avril 1810 »
  • Philadelphia Museum of Art : robe de mariée de Grace Kelly (objet 56621) et exposition « Fit for a Princess »
  • Ville de Saint-Jean-de-Luz, « Le mariage de Louis XIV »
  • The New York Times, 20 avril 1956 : mariage religieux de Grace Kelly et du prince Rainier
  • Wikipédia fr, « Mariage du prince Albert II de Monaco et de Charlene Wittstock » (source secondaire, références citées)

Questions fréquentes

Où Louis XIV a-t-il épousé Marie-Thérèse d'Autriche ?

Louis XIV a épousé Marie-Thérèse d'Autriche en personne le 9 juin 1660. La cérémonie a eu lieu dans l'église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz. Elle a été célébrée par Mgr Jean d'Olce d'Iholdy, évêque de Bayonne. Le roi ne s'est donc pas marié à Versailles.

Marie-Antoinette et le dauphin Louis se sont-ils mariés deux fois ?

Marie-Antoinette a d'abord été mariée par procuration à Vienne le 19 avril 1770. Son mariage avec le dauphin Louis a ensuite été célébré le 16 mai 1770 dans la chapelle royale de Versailles. Cette union consolidait l'alliance franco-autrichienne. Le mariage n'a été consommé que sept ans plus tard, selon le château de Versailles.

Où Napoléon a-t-il rencontré Marie-Louise pour la première fois ?

La première rencontre de Napoléon et de Marie-Louise a eu lieu le 27 mars 1810 à Courcelles-sur-Vesle, sur la route de Soissons à Reims. Elle ne s'est pas produite à Compiègne, même si le couple y est entré le soir même. Le mariage civil a suivi à Saint-Cloud le 1er avril. Le mariage religieux a été célébré au Louvre le 2 avril 1810.

Pourquoi Grace Kelly et Rainier III ont-ils eu deux cérémonies ?

Grace Kelly et Rainier III se sont mariés civilement le 18 avril 1956 dans la salle du Trône du palais princier. Leur cérémonie religieuse a eu lieu le lendemain à la cathédrale de Monaco. Les deux journées correspondent à la distinction entre l'acte civil et la messe pontificale solennelle. Environ 600 à 700 personnes auraient assisté à la cérémonie religieuse selon les sources.

Le voyage en Afrique du Sud après le mariage d'Albert II et Charlène Wittstock était-il une lune de miel ?

Le couple est parti en Afrique du Sud le 4 juillet 2011. Ce déplacement est une première visite officielle du couple, présentée aussi comme sa lune de miel. Il a notamment compris une réception à Durban le 7 juillet. Il ne s'agit donc pas d'un séjour purement privé.

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