Le mariage de Napoléon Ier et de Marie-Louise d’Autriche se déroule en cinq étapes étroitement enchaînées, du contrat signé le 9 mars 1810 à la cérémonie religieuse du 2 avril au salon carré du Louvre. Entre-temps, une procuration est célébrée à Vienne, les époux se rencontrent sur la route à Courcelles-sur-Vesle, puis s’unissent civilement à Saint-Cloud. Cette succession de lieux donne à la noce impériale sa géographie particulière, à la fois autrichienne, française et dynastique.
Pourquoi Napoléon épouse une archiduchesse
Le remariage de Napoléon est d’abord une affaire d’État. Son union avec Joséphine est officiellement dissoute en janvier 1810, après que l’officialité a prononcé la nullité religieuse. L’Empereur peut donc rechercher une nouvelle épouse dans les dynasties souveraines d’Europe. Le choix ne relève pas seulement de l’intimité du souverain : il engage la continuité du régime et la place de la France dans le jeu continental.
Le mariage de Marie-Antoinette et du dauphin Louis en 1770 rappelle combien une alliance entre les maisons de France et d’Autriche pouvait revêtir une dimension politique considérable. En 1810, il ne s’agit pas de reproduire l’ancienne diplomatie monarchique, mais de sceller un rapprochement entre l’Empire français et l’Autriche au lendemain de la guerre.
Le 21 janvier 1810, un conseil privé examine trois candidatures : Marie-Auguste de Saxe, la grande-duchesse Anna Pavlovna de Russie et l’archiduchesse Marie-Louise. Eugène et Talleyrand penchent pour cette dernière. Le choix de l’archiduchesse inscrit l’union dans une logique dynastique particulièrement visible : Napoléon, devenu empereur, épouse une fille de la maison d’Autriche.
Des sources secondaires présentent le traité de Schönbrunn, signé le 14 octobre 1809 après Wagram, comme le cadre du rapprochement franco-autrichien. Le mariage ne se réduit pourtant pas à cet arrière-plan diplomatique.
Dans l’histoire européenne des alliances matrimoniales, Vienne demeure un décor majeur. Le mariage de Sissi et de François-Joseph, autre noce viennoise appartient à une autre époque, mais il rappelle la place durable de la capitale autrichienne dans la représentation des unions dynastiques.
Metternich, Anna Pavlovna et le choix de Vienne
Le dossier est ouvert avant même la fin du divorce. Le 25 décembre 1809, selon la chronologie de la Fondation Napoléon, Metternich écrit à Schwarzenberg, ambassadeur d’Autriche à Paris, qu’on pourrait bientôt le sonder sur une alliance avec la maison d’Autriche. Le conseil privé du 21 janvier 1810 examine ensuite les trois candidates. La grande-duchesse Anna Pavlovna, quinze ans, est écartée par Napoléon dans une lettre à Champagny du 6 février 1810 : il redoute d’attendre trop longtemps un héritier, et la cour de Russie tarde à répondre. L’Empereur fait donc savoir à Saint-Pétersbourg qu’il est « décidé pour l’Autrichienne ».
Marie-Louise, dix-huit ans, élevée contre « l’ogre corse »
Marie-Louise de Habsbourg-Lorraine est née à Vienne le 12 décembre 1791, fille de l’empereur François II et de Marie-Thérèse de Naples, et elle est apparentée à Marie-Antoinette. Elle a dix-huit ans en 1810. Élevée dans l’hostilité à l’égard de celui qu’on appelle « l’ogre corse », elle a confié à Méneval qu’elle avait grandi dans un climat peu favorable à l’homme qui avait mis plusieurs fois sa famille au bord de la perte. Le 22 janvier 1810, elle écrit à une amie être prête « à sacrifier [son] bonheur particulier au bien de l’État ». Son père n’ose pas lui annoncer lui-même la décision et la fait transmettre par Metternich ; elle s’y résigne.
Le contrat et la procuration de Vienne
La demande officielle précède le contrat. Berthier, prince de Neuchâtel, part en hâte le 24 février 1810 et arrive incognito à Vienne le 4 mars. Le 8 mars, dans la salle du couronnement, François Ier le reçoit en grand uniforme de feld-maréchal, paré de la Toison d’or ; Berthier lit à voix haute la demande rédigée par Napoléon et Marie-Louise, présente, donne son consentement. Il lui remet alors une lettre de l’Empereur et son portrait peint par Isabey.
Le 9 mars 1810, le contrat de mariage est signé par Berthier et Metternich. Il fixe les conditions matérielles de l’alliance, avec une dot équivalente à 400 000 francs et un douaire total de 500 000 francs ; Marie-Louise y renonce aussi à la succession des royaumes, provinces et districts de la couronne autrichienne. Avant même la rencontre des futurs époux, le texte donne ainsi à l’union son cadre juridique et financier.
| Date | Étape | Lieu | Repère |
|---|---|---|---|
| 9 mars 1810 | Contrat de mariage | Vienne | Berthier et Metternich signent |
| 11 mars 1810 | Mariage par procuration | Vienne | Cérémonie à 17 h 30 |
| 27 mars 1810 | Première rencontre | Courcelles-sur-Vesle | Napoléon rejoint le carrosse |
| 1er avril 1810 | Mariage civil | Saint-Cloud | Galerie du château |
| 2 avril 1810 | Mariage religieux | Louvre | Salon carré transformé en chapelle |
Le mariage par procuration est célébré à Vienne le 11 mars 1810 à 17 h 30. La Fondation Napoléon le situe dans l’église des Augustins. La question de celui qui représente précisément Napoléon devant l’autel appelle toutefois de la retenue, les récits publiés par la Fondation Napoléon ne concordant pas pleinement sur ce point. L’essentiel est que l’archiduchesse est alors unie par procuration à l’Empereur des Français, avant son départ vers la France.
De Vienne à Braunau : la remise de la mariée
Marie-Louise quitte Vienne le 13 mars avec un train de 83 voitures. Elle s’arrête le 14 à Enns, au château du prince Auersperg, puis le 15 à Ried, avant la cérémonie d’échange du 16 mars à Braunau-sur-Inn. Après la lecture des actes, elle est remise aux Français sur un trône dressé dans la pièce dite « de neutralité », entre la baraque autrichienne et la baraque française. Elle décrit la scène à son père le soir même : saisie de frissons, elle perd tellement contenance que le prince de Neuchâtel se met à pleurer.
La même journée voit la « grande toilette » : accompagnée de Caroline, reine de Naples, la jeune femme change de vêtements pendant deux heures, et écrit qu’elle est déjà « aussi parfumée que les autres Françaises ». Le voyage conduit progressivement la jeune épouse vers le territoire français et vers l’homme qu’elle n’a pas encore rencontré. Cette transition donne au déplacement une importance cérémonielle : la mariée passe d’une cour à l’autre, tout en étant déjà engagée par l’acte accompli à Vienne.

L’union de 1810 compte parmi les grands jalons réunis dans les mariages princiers de France et de Monaco. Sa singularité tient notamment à cette dissociation entre le mariage par procuration, la première entrevue des époux et les deux cérémonies françaises, civile puis religieuse.
Courcelles-sur-Vesle : une première rencontre hors protocole
La première rencontre ne se déroule pas à Compiègne, contrairement à une simplification souvent répétée. Elle a lieu le mardi 27 mars 1810, vers 16 heures, à Courcelles-sur-Vesle, sur la route de Soissons à Reims. Il pleut lorsque Napoléon, accompagné de Murat, monte dans le carrosse de Marie-Louise.
Le geste est notable parce qu’il rompt avec le protocole prévu. Au lieu d’attendre une présentation plus formelle, Napoléon rejoint directement sa future épouse sur la route. L’entrevue de Courcelles-sur-Vesle constitue donc le vrai commencement de leur présence commune, avant les cérémonies qui officialisent l’union en France.
Les détails de cet épisode sont retracés dans l’article de la Fondation Napoléon sur la première rencontre. Il permet de distinguer nettement le lieu de la rencontre, Courcelles-sur-Vesle, et celui de l’arrivée du couple dans la soirée, Compiègne.
L’entrée à Compiègne est annoncée pour environ 22 heures. Napoléon et Marie-Louise y séjournent les 27 et 28 mars, avant de gagner Saint-Cloud puis Paris. Ce bref séjour n’est pas un voyage de noces : aucune lune de miel n’est documentée.
Cette première entrevue révèle aussi la cadence très rapide de la séquence. Entre la procuration viennoise du 11 mars et le mariage religieux du 2 avril, moins d’un mois s’écoule. Les étapes se succèdent selon une logique précise : la diplomatie a établi l’alliance, le déplacement a conduit la mariée en France, puis les cérémonies doivent rendre l’union visible au cœur de l’Empire.
Saint-Cloud, 1er avril : le mariage civil
Le dimanche 1er avril 1810, le mariage civil est célébré au château de Saint-Cloud, dans la galerie. Le décor est organisé pour répondre à la fois à la fonction juridique de l’acte et à la représentation impériale : un trône est placé sous un dais, tandis qu’une table reçoit les registres de l’état civil de la famille impériale.
La cérémonie civile fait de Saint-Cloud le cadre institutionnel de l’union. Le prince archichancelier Cambacérès y est présent dans sa qualité civile, auprès du secrétaire de l’état civil. L’espace du château devient ainsi le lieu où l’alliance, déjà conclue par contrat et procuration, est enregistrée selon les formes françaises.
Le choix de la galerie souligne un aspect essentiel de ces noces : l’acte intime en apparence est aussi un événement de gouvernement. Les registres de l’état civil de la famille impériale, la présence du trône et l’organisation de la salle associent la vie privée du souverain à l’ordre public de l’Empire. Le mariage civil n’est donc pas une simple formalité avant la cérémonie religieuse du lendemain.
Le cérémonial de la galerie
Les préparatifs commencent la veille. Le 30 mars, Napoléon et Marie-Louise arrivent à Saint-Cloud. Le 31, le premier chambellan se rend à Notre-Dame, où le trésor conserve la couronne et le manteau : ils sont convoyés sous escorte jusqu’aux Tuileries, puis la couronne est déposée à la chapelle de Saint-Cloud. Le 1er avril, à deux heures, les souverains traversent le cabinet de l’Empereur, le salon du Trône, la salle des Princes et le salon de Mars pour gagner la galerie, où une estrade à dais porte deux fauteuils.
Le rituel est bref. L’archichancelier demande à l’Empereur s’il déclare prendre en mariage « S.A.I. et R. Marie-Louise, archiduchesse d’Autriche, ici présente », puis pose la même question à l’archiduchesse. Il prononce ensuite : « Au nom de l’Empereur et de la Loi, je déclare que S.M.I. et R. Napoléon, empereur des Français, roi d’Italie, et S.A.I. et R. l’archiduchesse Marie-Louise, sont unis en mariage. » Les époux signent les registres, puis Madame mère, les princes et les princesses, et enfin les princes grands dignitaires. Des salves d’artillerie, répétées par le canon des Invalides, annoncent la cérémonie ; on en trouve le détail dans le déroulement du mariage civil publié par la Fondation Napoléon.
Le calendrier distingue soigneusement les deux moments. Le 1er avril appartient à Saint-Cloud et à l’état civil ; le 2 avril appartient au Louvre et à la bénédiction religieuse. Les confondre effacerait l’itinéraire voulu pour la noce impériale, qui mène de la résidence souveraine à l’un des grands palais parisiens.
Le Louvre, 2 avril : le mariage religieux
Le lundi 2 avril 1810, le mariage religieux est célébré dans le salon carré du Louvre, transformé en chapelle pour l’occasion. Il ne se tient pas à Notre-Dame. Le cardinal Joseph Fesch, grand aumônier et oncle de Napoléon, célèbre la cérémonie.
La Fondation Napoléon attribue l’aménagement du salon carré aux architectes Percier et Fontaine, sur les indications d’Isabey. Cette transformation témoigne de l’importance donnée au Louvre comme espace cérémoniel. Le choix du salon carré associe le mariage impérial à un palais qui est aussi un haut lieu des arts et de la représentation du pouvoir.
Un salon carré vidé de ses chefs-d’œuvre
Le 2 avril 1810, le cortège impérial quitte Saint-Cloud pour les Tuileries et fait son entrée solennelle dans Paris en s’arrêtant sous l’Arc de triomphe, alors provisoirement achevé. Pour rejoindre la chapelle du Louvre, il doit encore traverser toute la Grande Galerie, où quelque 10 000 invités ont été rassemblés.
Le salon carré, d’ordinaire consacré à l’exposition des tableaux, ne se transforme pas sans heurt. Selon le Journal de Fontaine, rapporté dans la notice du tableau de Rouget, le directeur du Louvre, Vivant Denon, s’oppose au décrochage des très grands tableaux nécessaire pour installer les tribunes à deux niveaux. L’Empereur, apprenant cette résistance, ordonne avec colère de retirer les toiles et, pour celles qu’on ne pourrait déplacer, de les brûler : la menace suffit, et le salon est vidé de ses chefs-d’œuvre. Un autel surmonté d’une grande croix et de six chandeliers de vermeil ciselés par Odiot est dressé face à l’entrée de la galerie, et les murs sont tendus de tentures brodées d’or. Georges Rouget, qui a peint la scène, a choisi le moment de la bénédiction nuptiale prononcée par le cardinal Fesch.

Le passage de Saint-Cloud au Louvre répond à une progression symbolique. Après l’inscription civile de l’union dans les registres de la famille impériale, la cérémonie religieuse donne à voir le couple devant la cour et les autorités réunies. Le palais ne sert pas seulement de décor : il accueille une chapelle temporaire, adaptée à la célébration d’un mariage qui engage la dynastie.
Le banquet du mariage est donné aux Tuileries, dans la salle de spectacle transformée en salle de fête : la table en demi-cercle est dressée sur une estrade de cinq marches, Napoléon au centre, Marie-Louise à sa gauche, les princes et les princesses de part et d’autre, tandis que la Cour et les corps de l’État assistent debout au repas. Le lendemain, 3 avril 1810, ces mêmes corps de l’État sont reçus dans la salle du Trône et adressent leurs hommages et leurs félicitations à l’Empereur. Cette réception prolonge la séquence nuptiale au-delà du seul instant liturgique. Elle inscrit la nouvelle impératrice dans le cérémonial politique de l’Empire, après les journées de Saint-Cloud et du Louvre.
Bien plus tard, le mariage de Grace Kelly et de Rainier III associera lui aussi une cérémonie civile et une cérémonie religieuse distinctes. Les contextes et les formes sont différents, mais cette séparation des actes rappelle que le mariage princier peut relever simultanément de la famille, de l’État et de la représentation publique.
La toilette de Marie-Louise et les présents
Pour le mariage religieux, Marie-Louise porte une robe de cour en tulle d’argent brodé de perles et de lamés. La taille est haute et la jupe longue. La Fondation Napoléon l’attribue à Leroy, l’arbitre de l’élégance féminine sous le Directoire et l’Empire et couturier attitré de Joséphine, pour la somme de 12 000 francs. Par-dessus, l’impératrice revêt le manteau impérial de velours pourpre brodé d’or, le même que Joséphine portait au sacre de 1804, dont la longue traîne est soutenue par quatre dames de la famille impériale : les reines de Naples, d’Espagne, de Hollande et de Westphalie.
Ses cheveux blonds sont couverts d’un voile en point d’Alençon, retenu par un diadème. Les souliers, en satin blanc brodé d’argent, sont l’œuvre de Janssen ; trop petits, ils font souffrir la jeune femme, qui est parée des Diamants de la Couronne. L’ensemble compose une toilette de cour conçue pour la cérémonie du Louvre, où les matières précieuses, les broderies et le voile contribuent à la visibilité de l’impératrice dans l’espace solennel du salon carré.
Les éléments de cette tenue sont détaillés par la toilette de mariage de Marie-Louise décrite par la Fondation Napoléon.
Les présents accompagnent aussi la constitution de la nouvelle maison impériale. Napoléon offre à Marie-Louise 200 000 écus de présents et de bijoux. À travers ces dons, le mariage se traduit matériellement par une corbeille et par des objets destinés à marquer le rang de l’épouse.
Le trousseau préparé pour son arrivée en France comprend du linge fin, de rares dentelles, des éventails à feuilles d’or, des châles brodés, des robes de bal et de jour, un nécessaire en or et en vermeil de l’orfèvre Biennais et soixante et onze parures du joaillier François-Regnault Nitot, selon la Fondation Napoléon. Des sources secondaires signalent qu’une parure en micro-mosaïques est conservée au Louvre.
- Robe de cour en tulle d’argent brodé de perles et de lamés, créée par Leroy.
- Manteau impérial de velours pourpre, porté au sacre par Joséphine.
- Voile en point d’Alençon retenu par un diadème.
- Souliers de satin blanc brodés d’argent.
- Présents et bijoux offerts par Napoléon pour 200 000 écus.
La toilette et les présents ne sont pas de simples détails décoratifs. Dans une cérémonie impériale, ils rendent sensible le changement de statut de Marie-Louise. L’archiduchesse arrivée de Vienne devient impératrice des Français au terme d’un parcours réglé par le contrat, le voyage, l’état civil et la liturgie.
Le sort des époux
Le mariage donne naissance à un fils, le roi de Rome, le 20 mars 1811. Cette naissance répond à l’attente dynastique qui avait présidé au choix de Marie-Louise. Pour Napoléon, l’union conclue en 1810 assure alors une descendance directe à l’Empire.
La suite des événements sépare toutefois les trajectoires des époux. Impératrice pendant quatre ans, Marie-Louise est régente en 1813. Napoléon quitte Paris le 25 janvier 1814 et ne reverra plus ni sa femme ni son fils ; elle gagne Vienne puis les eaux d’Aix, accompagnée du comte de Neipperg, et renonce à rejoindre son mari, même après son retour de 1815. L’Acte final du congrès de Vienne, le 9 juin 1815, fait d’elle la duchesse de Parme, où elle entre le 9 avril 1816. Elle épouse Neipperg en 1821, puis le comte de Bombelles le 17 février 1834, et meurt le 17 décembre 1847 ; elle est inhumée aux Capucins de Vienne. Son fils, le roi de Rome devenu duc de Reichstadt, était mort à Vienne de la tuberculose en 1832.
Napoléon meurt à Sainte-Hélène le 5 mai 1821. Entre la noce éclatante du Louvre et ces fins séparées, l’histoire du couple épouse les bouleversements politiques de l’Europe impériale. Le mariage de 1810 demeure ainsi une alliance conçue pour fonder une dynastie, célébrée avec une précision cérémonielle exceptionnelle, mais suivie par le renversement rapide de l’ordre qui l’avait rendue possible.
- 20 mars 1811 : naissance du roi de Rome.
- 9 juin 1815 : l’Acte final du congrès de Vienne fait de Marie-Louise la duchesse de Parme.
- 5 mai 1821 : mort de Napoléon à Sainte-Hélène.
- 17 décembre 1847 : mort de Marie-Louise à Parme.
Questions fréquentes
Quand Napoléon et Marie-Louise se sont-ils mariés ?
Le contrat de mariage est signé le 9 mars 1810. Le mariage par procuration a lieu à Vienne le 11 mars 1810. Le mariage civil est célébré au château de Saint-Cloud le 1er avril, puis le mariage religieux au salon carré du Louvre le 2 avril 1810.
Où Napoléon rencontre-t-il Marie-Louise pour la première fois ?
La première rencontre a lieu le 27 mars 1810 à Courcelles-sur-Vesle, sur la route de Soissons à Reims. Napoléon rejoint le carrosse de Marie-Louise alors qu'il pleut, en compagnie de Murat. Le couple entre ensuite à Compiègne dans la soirée et y séjourne les 27 et 28 mars.
Le mariage religieux de Napoléon et Marie-Louise a-t-il eu lieu à Notre-Dame ?
Non, le mariage religieux n'a pas lieu à Notre-Dame. Il est célébré le 2 avril 1810 dans le salon carré du Louvre, transformé en chapelle. Le cardinal Joseph Fesch, grand aumônier et oncle de Napoléon, célèbre la cérémonie.
Comment était vêtue Marie-Louise lors de son mariage ?
Marie-Louise porte une robe de cour en tulle d'argent brodé de perles et de lamés. Sa tenue présente une taille haute et une jupe longue. Ses cheveux blonds sont couverts d'un voile en point d'Alençon retenu par un diadème, et elle porte des souliers de satin blanc brodés d'argent.
Que devient le couple après 1810 ?
Marie-Louise donne naissance au roi de Rome le 20 mars 1811. L'Acte final du congrès de Vienne, le 9 juin 1815, lui attribue le duché de Parme, d'après la Fondation Napoléon. Napoléon meurt à Sainte-Hélène le 5 mai 1821, tandis que Marie-Louise meurt à Parme le 17 décembre 1847.
