Le samedi 19 mai 2018, Meghan Markle et le prince Harry se sont mariés dans la chapelle St George du château de Windsor. Cette cérémonie, célébrée devant une assemblée réunie dans la chapelle et suivie d’un cortège dans les rues de Windsor, est marquée par la robe créée pour Givenchy par Clare Waight Keller, par un voile consacré aux 53 pays du Commonwealth et par le prêt d’un diadème de la reine Mary. Elle précède aussi un changement institutionnel important : en janvier 2020, le duc et la duchesse de Sussex annoncent leur intention de se retirer de leur rôle de membres actifs de la famille royale.
Cet article s’en tient aux faits publics, en les rattachant à leurs sources : la page que la maison royale a consacrée au mariage, la déclaration de Buckingham Palace de janvier 2020 et la BBC. Les détails qui ne reposent que sur des sources secondaires sont signalés, et nous ne reprenons aucune rumeur.
Un samedi de mai à Windsor
Le château, la veille et le matin
Le choix de Windsor inscrit le mariage dans un cadre royal ancien, sans reproduire exactement les cérémonies organisées à Londres pour d’autres unions dynastiques. Le château abrite la chapelle St George, lieu de culte où se déroule le service du 19 mai 2018. La veille au soir, Harry et son frère William sont allés saluer des personnes venues attendre à Windsor, rapporte la maison royale.
Le matin même, la reine confère au prince Harry le titre de duc de Sussex. Ses titres complets sont alors duc de Sussex, comte de Dumbarton et baron Kilkeel. Après le mariage, Meghan devient Son Altesse Royale la duchesse de Sussex. Harry est donc duc de Sussex dès son mariage.
L’union de 2018 appartient à la continuité des mariages royaux britanniques, tout en se distinguant par son lieu et par les éléments retenus pour la cérémonie. La chapelle St George donne à l’événement une échelle différente de celle d’un mariage célébré dans une grande abbaye ou une cathédrale.
Le public dans le parc et l’arrivée des proches
La maison royale indique que 2 640 personnes sont invitées à suivre le mariage depuis le parc du château, dont plus de 1 200 nommées par les lord-lieutenants et de nombreux représentants d’associations proches du couple. Harry, accompagné de son frère William, témoin, descend à pied Castle Hill vers la chapelle ; tous deux portent la tenue à redingote des Blues and Royals. La reine et le duc d’Édimbourg arrivent peu avant midi au porche de Galilée, puis les dix demoiselles d’honneur et pages entrent par la porte sud.
Quelques repères suffisent à situer la journée :
- le mariage a lieu le samedi 19 mai 2018 ;
- la cérémonie se tient à la chapelle St George, au château de Windsor ;
- Meghan Markle arrive vers midi à la porte sud ;
- Harry reçoit le duché de Sussex le matin du mariage ;
- Meghan devient la duchesse de Sussex après la cérémonie.
Le protocole n’efface pas la dimension personnelle de l’entrée dans la chapelle. Le prince de Galles rejoint Meghan Markle dans la nef. Ils parcourent ensemble le chœur jusqu’à l’autel. Le fait est consigné par la maison royale.
La chapelle St George et le service religieux
Le service réunit plusieurs ministres du culte aux rôles distincts. Le doyen de Windsor le dirige, tandis que le mariage est célébré par l’archevêque de Canterbury. Des sources secondaires identifient le premier comme David Conner et le second comme Justin Welby. La distinction n’est pas seulement protocolaire : la maison royale précise que l’archevêque joint les mains droites des époux puis les proclame mari et femme.
Le sermon est confié à l’évêque Michael Curry, de l’Église épiscopale des États-Unis. Il ne s’agit pas du célébrant : ce rôle revient à l’archevêque de Canterbury.
La répartition des fonctions peut se lire simplement :
| Moment du service | Fonction | Personne ou institution |
|---|---|---|
| Direction du service | Doyen de Windsor | David Conner, selon des sources secondaires |
| Célébration du mariage | Archevêque de Canterbury | Justin Welby, selon des sources secondaires |
| Sermon | Évêque épiscopalien | Michael Curry |
| Proclamation des époux | Archevêque de Canterbury | Mari et femme |
La cérémonie religieuse ne se résume donc ni à l’échange des consentements ni à l’apparition des mariés. Elle est structurée par des rôles définis, dans l’espace de la chapelle, et par une succession de moments dont la proclamation finale des époux constitue l’un des points essentiels. Après l’échange des alliances, le couple, désormais connu sous les titres de Leurs Altesses Royales le duc et la duchesse de Sussex, quitte la chapelle et échange son premier baiser de jeunes mariés.
Pour les éléments officiels relatifs au déroulement, aux tenues et au cortège, la page de la maison royale consacrée à ce mariage détaille la cérémonie, les tenues et le cortège.

L’implantation à Windsor rapproche ce mariage de la tradition royale sans imposer une répétition des cérémonies antérieures. Le mariage de Catherine et de William en 2011 s’est déroulé dans un autre édifice et avec d’autres objets de cérémonie. Les deux mariages se distinguent par le lieu, par le diadème et par les objets de cérémonie.
La robe de Clare Waight Keller et le voile des 53 pays
Une création pour Givenchy
La tenue de Meghan Markle est l’un des aspects les mieux identifiés de la journée. Sa robe est créée par Clare Waight Keller pour Givenchy. La maison royale note que la mariée a dévoilé la robe au monde entier en arrivant à la porte sud de la chapelle.
Un voile qui représente le Commonwealth
Le voile porte une signification institutionnelle explicite. Il représente les 53 pays du Commonwealth, chacun par une flore distinctive. Il ne s’agit donc pas d’un simple accessoire ajouté à la robe : le voile introduit, dans la présentation de la mariée, une évocation textile de l’ensemble du Commonwealth tel qu’il est alors constitué.
Cette composition associe deux registres. D’une part, la robe relève d’une création contemporaine confiée à Clare Waight Keller pour Givenchy. D’autre part, le voile relie cette création au Commonwealth par ses motifs floraux. Le choix de représenter chaque pays par une flore distinctive donne à l’ensemble un programme précis, lisible sans réduire le voile à une décoration indifférenciée.
La mariée porte également un diadème prêté par la reine, ce qui inscrit sa tenue dans une pratique royale de prêt de bijoux. Cette rencontre entre une création de mode et un joyau dynastique peut être rapprochée de l’histoire des diadèmes de mariage royaux.
Le voile ne remplace pas le service religieux, mais il contribue à la mémoire visuelle du mariage. Dans le récit de la journée, ce détail complète la dimension internationale du choix de Michael Curry pour le sermon, sans que les deux éléments répondent au même registre.
Le mariage de Diana et de Charles en 1981 rappelle qu’une tenue de mariée royale peut rester attachée à un lieu et à des bijoux très différents. En 2018, le cadre est la chapelle St George de Windsor, la créatrice est Clare Waight Keller et le diadème est celui de la reine Mary.
Le diadème de la reine Mary et les alliances en or gallois
Un bandeau prêté par la reine
Le voile de Meghan Markle est maintenu par le diadème-bandeau de diamants de la reine Mary, prêté par la reine. Il s’agit d’un prêt : le diadème n’appartient pas personnellement à Meghan Markle.
D’après la Royal Collection Trust, ce bandeau de platine et de diamants a été réalisé en 1932 pour la reine Mary. Il comprend onze sections et une broche centrale détachable de dix brillants, offerte en 1893 par le comté de Lincoln à Mary pour son mariage avec le duc d’York. Légué à Élisabeth II en 1953, il a été prêté à Meghan pour retenir son voile : le prêt par la reine et le rôle du bandeau sont établis par la maison royale elle-même.
Deux alliances, deux métaux
Les alliances fournissent un autre ensemble de repères, moins visible à distance mais tout aussi précis. Celle de Meghan est en or gallois, offert par la reine, et fabriquée par Cleave and Company. Celle de Harry est en platine à finition texturée. Les deux anneaux ne sont donc ni du même métal ni décrits de la même manière.
- l’alliance de Meghan est en or gallois ;
- cet or lui est offert par la reine ;
- Cleave and Company fabrique l’alliance de Meghan ;
- l’alliance de Harry est en platine à finition texturée.
La mise en regard du diadème et des alliances éclaire deux usages distincts. Le premier est un prêt pour le jour du mariage, visible avec la tenue de la mariée. Les secondes sont les anneaux employés dans la cérémonie. L’or gallois de l’alliance de Meghan, lui, est un présent de la reine.
Cortège dans Windsor et réception offerte par la reine
Après le service, les mariés participent à une parade en voiture attelée dans les rues de Windsor. Ce déplacement public prolonge la cérémonie hors de la chapelle et relie les mariés aux personnes rassemblées autour du château. À la sortie, ils sont accueillis par 200 invités issus d’organisations soutenues par le couple, puis la maison royale note que des milliers de personnes ont bordé le parcours, sous un soleil éclatant.
Les 2 640 personnes du parc et ces 200 invités ne se confondent pas avec l’assemblée réunie à l’intérieur de la chapelle : ils rendent compte d’une ouverture particulière de la journée vers le parc et vers des organisations auxquelles les époux sont liés.

Le cortège ne doit pas être réduit à une image de passage. Il intervient après le service religieux et avant la réception, dans une séquence où Windsor devient le cadre commun de la chapelle, des rues et du château. La présence du public invité dans le parc donne une mesure concrète de cette articulation entre cérémonie religieuse, sortie des mariés et célébration officielle.
Une réception de mariage est offerte par la reine. Elle se tient dans St George’s Hall, au château de Windsor, et la maison royale y associe le nom de la pâtissière Claire Ptak. Le déroulement public de l’après-midi peut se résumer en quatre temps : la sortie de la chapelle, le salut aux 200 invités liés aux organisations soutenues par le couple, la parade en voiture attelée dans les rues de Windsor, puis la réception.
Frogmore House : une soirée plus intime
Le soir, le prince de Galles donne une réception privée à Frogmore House pour le couple, ses amis proches et sa famille. Le site royal.uk précise que les mariés s’y rendent depuis le château de Windsor à bord d’une Jaguar E-Type Concept Zero bleu argenté, construite en 1968 puis convertie à l’électrique. L’usage d’un modèle ancien transformé en véhicule électrique tranche avec les landaus de la journée.
Pour cette partie de la fête, la mariée change de tenue : sa robe du soir est dessinée par Stella McCartney, un modèle sur mesure à col haut en crêpe de soie « blanc lys ». Elle porte des chaussures Aquazzura en satin, aux semelles peintes en bleu clair, et ses cheveux sont coiffés par George Northwood. Ces précisions, publiées le jour même par la maison royale, éclairent un autre registre de la journée, plus privé, qui contraste avec la solennité de la chapelle.
Windsor 2018 et Westminster 2011, deux mariages face à face
La chapelle St George n’accueillait pas son premier mariage royal en 2018. Le 10 mars 1863, le prince de Galles, futur Édouard VII, y avait épousé Alexandra de Danemark, comme le rappelle la maison royale. Le château de Windsor appartient donc de longue date à la géographie des noces de la monarchie britannique, à côté de la Chapel Royal où se marièrent Victoria et Albert en 1840 et de l’abbaye de Westminster, où les premières noces royales remontent au 11 novembre 1100, avec Henri Ier et Mathilde d’Écosse.
Le tableau suivant met en regard les deux mariages de la génération de William et de Harry, d’après les pages de la maison royale :
| Repère | 29 avril 2011 | 19 mai 2018 |
|---|---|---|
| Lieu | Abbaye de Westminster | Chapelle St George, Windsor |
| Robe | Sarah Burton pour Alexander McQueen | Clare Waight Keller pour Givenchy |
| Diadème | Cartier Halo, prêté par la reine | Bandeau de la reine Mary, prêté par la reine |
| Alliance de la mariée | Or gallois, offert par la reine à William | Or gallois offert par la reine |
| Titres conférés | Duc de Cambridge, comte de Strathearn, baron Carrickfergus | Duc de Sussex, comte de Dumbarton, baron Kilkeel |
Dans les deux cas, la reine prête le diadème et les titres sont conférés autour du mariage, mais le décor, les créatrices et les symboles diffèrent. En 2011 comme en 2018, la robe est confiée à la créatrice d’une maison de couture, et l’alliance de la mariée est taillée dans de l’or gallois offert par la reine ; le choix de chaque lieu raconte une autre facette de l’histoire des Windsor.
Après le mariage : le pas de côté de 2020
Le mariage de 2018 fixe les titres de duc et duchesse de Sussex dans leur usage public. L’annonce du 8 janvier 2020 ne les efface pas, mais elle modifie le cadre dans lequel ils sont exercés. Meghan et Harry déclarent alors leur intention de prendre du recul comme membres « senior » de la famille royale et de travailler à devenir financièrement indépendants. Ils annoncent aussi vouloir partager leur temps entre le Royaume-Uni et l’Amérique du Nord.
Cette annonce concerne leur rôle institutionnel : ils ne perdent pas leurs titres de Sussex. Une déclaration de Buckingham Palace confirme qu’ils conservent les titres de duc et duchesse de Sussex, tout en cessant d’utiliser l’appellation HRH parce qu’ils ne sont plus des membres actifs de la famille royale.
La déclaration précise également qu’ils ne reçoivent plus de fonds publics. Ces trois conséquences doivent être distinguées :
- les titres de duc et duchesse de Sussex sont conservés ;
- l’appellation HRH n’est plus utilisée ;
- les fonds publics ne leur sont plus versés.
Le changement annoncé en 2020 ne réécrit donc pas la journée du 19 mai 2018. Il donne plutôt une perspective ultérieure à la trajectoire publique ouverte par le mariage : le couple demeure duc et duchesse de Sussex, mais son rapport aux fonctions actives de la famille royale est redéfini. Employer les mots exacts, notamment « ne plus utiliser HRH » plutôt que « perdre leurs titres », évite une erreur fréquente.
Pour la chronologie de cette décision et le texte rendu public au moment de l’annonce, le compte rendu de la BBC sur l’annonce du 8 janvier 2020 permet de replacer les mots du couple dans leur contexte. La déclaration de Buckingham Palace complète ce tableau en précisant les conséquences relatives à l’usage de HRH, aux titres de Sussex et aux fonds publics.
Lune de miel et bilan du mariage
Une dernière remarque touche au voyage de noces : aucune destination n’a jamais été confirmée officiellement pour la lune de miel du couple, et nous n’en indiquons donc aucune. Pour les destinations des autres couples royaux, qui sont documentées, notre dossier sur la lune de miel exceptionnelle en donne le détail.
Le mariage de Windsor reste ainsi un événement aux contours documentés : une cérémonie à St George, une robe Givenchy créée par Clare Waight Keller, un voile représentant les 53 pays du Commonwealth, le prêt du diadème-bandeau de diamants de la reine Mary, un cortège dans Windsor et une réception offerte par la reine. L’annonce de 2020 appartient à un autre temps de leur histoire publique, mais elle éclaire la manière dont leur place institutionnelle a ensuite évolué.
Questions fréquentes
Où Meghan Markle et le prince Harry se sont-ils mariés ?
Meghan Markle et le prince Harry se sont mariés dans la chapelle St George, au château de Windsor. La cérémonie a eu lieu le samedi 19 mai 2018. Meghan est arrivée à la porte sud de la chapelle vers midi.
Qui a officié lors du mariage de Meghan Markle et du prince Harry ?
Le service a été dirigé par le doyen de Windsor, identifié par des sources secondaires comme David Conner. Le mariage a été célébré par l'archevêque de Canterbury, identifié par ces mêmes sources comme Justin Welby. Le sermon a été prononcé par l'évêque Michael Curry, de l'Église épiscopale des États-Unis.
Qui a créé la robe de mariage de Meghan Markle ?
La robe de Meghan Markle a été créée par Clare Waight Keller pour Givenchy. Son voile représentait les 53 pays du Commonwealth. Chacun y était évoqué par une flore distinctive.
Quel diadème Meghan Markle portait-elle à Windsor ?
Meghan Markle portait le diadème-bandeau de diamants de la reine Mary. La reine le lui avait prêté pour la cérémonie. Le diadème retenait le voile de la mariée.
Harry et Meghan ont-ils conservé leurs titres après leur retrait de 2020 ?
Ils ont conservé les titres de duc et duchesse de Sussex. En revanche, ils n'utilisent plus l'appellation HRH, puisqu'ils ne sont plus des membres actifs de la famille royale. La déclaration de Buckingham Palace a également indiqué qu'ils ne recevraient plus de fonds publics.
