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Mariage Princesse

Le mariage du grand-duc Serge et d'Élisabeth de Hesse : noces somptueuses, fin tragique

Russie impériale

Le 3 juin 1884 (15 juin grégorien), la princesse Élisabeth de Hesse, 19 ans, épouse le grand-duc Serge Alexandrovitch. Un mariage somptueux dont l'histoire se termine par une bombe et un puits de mine.

Photographie des fiançailles, en mars 1884, du grand-duc Serge Alexandrovitch et de la princesse Élisabeth de Hesse
Carl Backofen, « Le grand-duc Serge Alexandrovitch et la princesse Élisabeth de Hesse », photographie des fiançailles, mars 1884. Domaine public, via Wikimedia Commons.
S & E

Acte de mariage

Date
3 juin 1884 (15 juin 1884 dans le calendrier grégorien)
Lieu
Grande Église du palais d'Hiver, Saint-Pétersbourg
Diadème
Couronne nuptiale de diamants (attribution à 1884 selon des sources secondaires)
Invités
Le prince de Galles et le duc d'Édimbourg, représentant la reine Victoria
Officiant
Non établi ; double cérémonie orthodoxe et luthérienne selon Unofficial Royalty

Le 15 juin 1884 pour l’Europe occidentale, le 3 juin pour la Russie, une princesse de Hesse de dix-neuf ans épouse le grand-duc Serge Alexandrovitch dans la Grande Église du palais d’Hiver. Élisabeth, que l’on appellera Elizaveta Feodorovna, vit ce jour-là l’une des noces les plus éclatantes de la fin du XIXe siècle russe. Trente-quatre ans plus tard, elle sera jetée vivante dans un puits de mine. Entre ces deux dates, il y a un attentat à la bombe, un couvent et une canonisation.

Ce récit rassemble ce que l’on peut établir sur la noce, en signalant ce qui reste incertain, puis suit le couple jusqu’à son terme. C’est la troisième des quatre noces Romanov que raconte notre panorama des mariages de la Russie impériale.

Les dates de 1884 et de 1905

Au XIXe siècle, le calendrier julien russe retarde de douze jours sur le calendrier grégorien.

Événement Julien Grégorien
Mariage de Serge et d’Élisabeth 3 juin 1884 15 juin 1884
Mort de Serge (attentat) 4 février 1905 17 février 1905

Les sources anglo-saxonnes retiennent le plus souvent la date grégorienne du 15 juin 1884 pour le mariage. En 1918, la Russie avait déjà adopté le calendrier grégorien.

Deux cousins de Hesse et de Russie

Ce mariage ressemble moins à une alliance entre deux maisons étrangères qu’à des retrouvailles familiales. Pour le comprendre, il faut remonter à la génération précédente.

Une mère hessoise et un vœu d’Alexandre II

Serge naît le 11 mai 1857 à Tsarskoïe Selo. Cinquième fils et septième enfant d’Alexandre II, il est le fils de l’impératrice Maria Alexandrovna, née princesse Marie de Hesse. L’arrière-grand-père d’Élisabeth, le grand-duc Louis II de Hesse, est ainsi le grand-père maternel de Serge : les futurs époux sont cousins germains à une génération d’écart et se connaissent depuis toujours. Alexandre II avait exprimé le souhait qu’au moins l’un de ses fils épouse, comme lui, une princesse de Hesse.

Les hésitations ne manquent pas, des deux côtés. Élisabeth commence par refuser la demande de Serge, et la reine Victoria, méfiante envers la Russie, voit d’un mauvais œil le mariage de sa petite-fille orpheline de mère. Les sœurs d’Élisabeth n’étaient pas poussées vers des unions politiques : elles pouvaient suivre leur inclination. Serge a vingt-sept ans au moment du mariage. Ses biographes le décrivent comme timide et réservé, soucieux d’ordre et de discipline, après une jeunesse militaire marquée par la guerre russo-turque de 1877-1878, où il reçoit l’ordre de Saint-Georges pour sa bravoure.

Une princesse marquée par les deuils

Élisabeth naît à Darmstadt le 1er novembre 1864, deuxième enfant du grand-duc Louis IV de Hesse et de la princesse Alice, fille de la reine Victoria. Alice élève ses filles simplement : repas modestes, robes simples, apprentissage des tâches ménagères, visites aux hôpitaux et aux œuvres charitables. L’enfance est pourtant frappée de deuils. En 1873, son jeune frère Friedrich, hémophile, meurt d’une chute. En novembre 1878, une épidémie de diphtérie emporte sa sœur Marie le 16 novembre et sa mère Alice le 14 décembre : Élisabeth a quatorze ans.

Des fiançailles à Darmstadt

Un accord se noue à Wolfsgarten en septembre 1883, et les fiançailles sont annoncées publiquement à Darmstadt le 26 février 1884. Serge, dans une lettre à son frère Paul, raconte qu’il lui enseigne le russe chaque matin et qu’ils se promènent seuls dans Darmstadt (paraphrase d’une lettre citée par ses biographes). Il lui offre à cette occasion tant de broches et de rangs de bijoux qu’elle se compare à un arbre de Noël, comme le rapportent des sources secondaires. L’anecdote est charmante, elle ne doit pas être lue comme un fait établi mot pour mot. Une photographie de Carl Backofen, prise en mars 1884, montre le couple au temps des fiançailles : ce n’est donc pas une image du mariage lui-même.

La cérémonie au palais d’Hiver

Les noces ont lieu dans la Grande Église du palais d’Hiver, la même où se marieront Nicolas II et Alexandra Feodorovna dix ans plus tard. Un site écrit à tort « chapelle du White Palace » : c’est une erreur.

La Grande Église que l’on voit aujourd’hui est la reconstruction de Vassili Stasov, consacrée de nouveau le 25 mars 1839 après l’incendie de 1837. Le décor que voient les invités de 1884 est donc celui de Stasov, fidèle à celui de Rastrelli.

La salle de Malachite, où les épousées Romanov étaient traditionnellement habillées avant de gagner la Grande Église, avait été conçue à la fin des années 1830 par Alexandre Briullov, selon des sources secondaires.

Une particularité : Élisabeth, luthérienne, n’est pas convertie. Selon Unofficial Royalty, une cérémonie orthodoxe puis une cérémonie luthérienne ont donc été célébrées. Cette double cérémonie repose sur une source unique et nous n’en connaissons ni l’ordre ni le lieu précis pour la célébration luthérienne ; le nom des officiants n’est pas établi.

Intérieur de la Grande Église du palais d'Hiver, peint par Eduard Hau
La Grande Église du palais d'Hiver, par Eduard Hau (1866). Domaine public, via Wikimedia Commons.

Robe, couronne et bijoux : ce qui reste flou

Pour la robe, une seule source parle d’une « robe de cour russe blanche et argent ». Aucune autre ne la corrobore, nous ne la tenons donc pas pour acquise. Une photographie d’Élisabeth en robe de mariée et couronne, datée de 1884 et conservée par la bibliothèque publique de New York (NYPL), est reproduite par Russia Beyond avec cette légende : c’est le meilleur témoin visuel de la toilette, sous cette réserve.

Pour la couronne nuptiale de diamants, deux sources secondaires, Russia Beyond et GW2RU, disent qu’elle aurait été exécutée en 1884 pour ce mariage et qu’elle aurait été portée ensuite par les autres épousées de la famille impériale. Le musée Hillwood, qui conserve aujourd’hui l’objet, le date de « 1767-1884 » sans mentionner Élisabeth (fiche officielle du musée Hillwood). Nous retenons donc le conditionnel : la couronne portée par Alexandra en 1894 aurait pu être faite pour ce mariage, sans que le musée le confirme.

Pour comprendre à quoi ressemblait le costume nuptial de cour, le portrait général des noces impériales dressé dans l’entretien avec l’historienne du cérémonial, publié sur ce site, reste le meilleur point de départ.

Les invités, et une rencontre qui change l’Histoire

La reine Victoria, grand-mère d’Élisabeth, est représentée par deux de ses fils, le prince de Galles et le duc d’Édimbourg, beau-frère de Serge (selon Unofficial Royalty). Au mariage, Nicolas, seize ans, futur Nicolas II, rencontre Alix de Hesse, sœur cadette d’Élisabeth, âgée de douze ans (née le 6 juin 1872). Il l’épousera dix ans plus tard : l’histoire des deux noces est liée, et le lecteur trouvera la seconde dans l’article consacré au mariage de Nicolas II.

Dix ans plus tard, quand Alix hésite à se convertir pour épouser Nicolas, c’est entre autres Élisabeth qui la pousse à accepter, selon les récits consacrés aux noces de 1894. Serge et Élisabeth ont, selon les biographes de Serge, aidé à promouvoir cette union. Selon un seul site, tsarnicholas.org, c’est encore d’après un croquis d’Élisabeth qu’aurait été dessinée la robe de mariée d’Alix. Ces liens expliquent pourquoi le palais Sergueïevski, résidence du couple, devient en 1894 l’étape où l’impératrice douairière vient chercher la mariée pour la conduire au palais d’Hiver.

Lune de miel à Ilinskoïé, puis le palais Sergueïevski

Contrairement à plusieurs noces impériales, celle-ci est suivie d’un voyage, ou du moins d’un séjour. Les jeunes mariés passent leur lune de miel à Ilinskoïé, le domaine de Serge, environ 2 400 acres sur la rive gauche de la Moskova, à une soixantaine de kilomètres à l’ouest de Moscou. Serge l’avait hérité de sa mère, et le couple y reviendra chaque été.

Un domaine rempli d’enfants

Élisabeth y organise des fêtes pour les enfants, car le couple n’en aura pas. Les enfants du grand-duc Paul, Maria et Dmitri, passent régulièrement Noëls et vacances d’été chez leur oncle et leur tante, qui leur réservent salle de jeux et chambres. Après le bannissement de leur père en 1902, ils deviennent leurs pupilles ; Serge avait d’ailleurs fait de ces enfants ses héritiers dans un testament rédigé dès 1892, persuadé que son mariage resterait sans enfant.

Le palais Sergueïevski

À Saint-Pétersbourg, le couple s’installe dans l’hôtel Beloselski-Belozerski, à l’angle de la Fontanka et de la perspective Nevski, que Serge a acheté et que l’on rebaptise palais Sergueïevski. C’est là que l’impératrice douairière viendra chercher Alix en 1894 pour la conduire à son propre mariage.

Moscou : une conversion et un gouvernorat

Le mariage de 1884 ouvre sept années de vie à Saint-Pétersbourg. Puis tout change en 1891, avec une conversion et une nomination.

Une conversion tardive

Élisabeth n’est pas obligée de se convertir : une princesse qui épouse l’héritier du trône doit le faire, comme Dagmar en 1866 (lire son histoire), mais pas l’épouse d’un grand-duc cadet. Elle choisit l’orthodoxie en 1891, sous le nom d’Elizaveta Feodorovna, qu’elle portait déjà à la cour depuis le mariage. Ce choix est mal reçu par une partie de son entourage protestant : sa belle-sœur la grande-duchesse Marie Pavlovna, épouse du grand-duc Vladimir, y voit une honte pour une princesse allemande luthérienne.

Un gouverneur controversé

Serge devient gouverneur général de Moscou en 1891 et le reste jusqu’au 1er janvier 1905. Figure conservatrice, il est décrit comme une figure clivante. Son mandat s’ouvre par l’expulsion des quelque 20 000 Juifs de Moscou, décidée par une ordonnance impériale et exécutée en trois phases sur une année. En 1896, il est tenu en partie pour responsable de la tragédie de Khodynka, lors des fêtes du couronnement de Nicolas II : 1 282 corps sont recueillis sur le champ, et le chiffre de 1 389 morts est souvent cité.

L’attentat du 17 février 1905

Le 17 février 1905 (4 février julien), un peu avant 14 h 45, une bombe lancée par Ivan Kaliaïev, de l’organisation de combat du Parti socialiste-révolutionnaire, tue Serge à la porte Nikolskaïa du Kremlin. Il a 47 ans. Kaliaïev avait renoncé à l’attentat le 15 février parce que des enfants se trouvaient dans la voiture. Le cocher, Rudinkine, meurt trois jours plus tard. Kaliaïev est arrêté, puis pendu deux mois après. Élisabeth ramasse elle-même des restes sur le lieu de l’attentat.

D’après le biographe Edvard Radzinsky, cité par des sources secondaires, elle aurait rendu visite à Kaliaïev en prison et demandé sa grâce. Ce récit n’est pas vérifié dans une source primaire et nous le donnons avec cette réserve.

Serge est inhumé dans la crypte du monastère de Tchoudov, au Kremlin. Une croix commémorative, financée par souscription, est élevée en 1908 sur le lieu de l’attentat ; détruite après la chute des Romanov, elle a été rétablie en 2017. Le couple est resté vingt et un ans marié (1884-1905), sans enfant.

Portrait de la grande-duchesse Élisabeth Feodorovna en 1885
La grande-duchesse Élisabeth Feodorovna en 1885, photographie de Charles Bergamasco. Domaine public, via Wikimedia Commons.

Marthe-et-Marie, Alapaïevsk et la canonisation

Veuve, Élisabeth vend ses bijoux en 1909, même sa bague de mariage, pour fonder à Moscou le couvent Marthe-et-Marie, ouvert dès 1908-1909. À son apogée, le couvent compte 97 sœurs et sert 300 repas par jour aux pauvres ; l’architecte Alexeï Chtchoussev y bâtit l’église de l’Intercession et l’église Marthe-et-Marie entre 1908 et 1912, ornées de fresques et de mosaïques de Mikhaïl Nesterov et de Pavel Korine.

Arrêtée en 1918, elle est exilée à Perm, puis à Iekaterinbourg, et transférée à Alapaïevsk le 20 mai 1918 avec le grand-duc Serge Mikhaïlovitch, les princes Jean, Constantin et Igor Konstantinovitch, Vladimir Paley, le secrétaire Fiodor Remez et la sœur Varvara Iakovleva.

Dans la nuit du 17 au 18 juillet 1918, elle est jetée vivante dans un puits de mine à Siniatchikha, d’environ vingt mètres de profondeur, puis des grenades sont lancées. Elle a 53 ans. Les corps sont retrouvés par l’armée blanche le 8 octobre 1918 et rapportés à Jérusalem en 1921, dans l’église Marie-Madeleine de Gethsémani. Cette église avait été consacrée en 1888 en présence de Serge et d’Élisabeth, envoyés en Terre sainte pour l’occasion, à la mémoire de l’impératrice Maria Alexandrovna. L’historienne Ludmila Kulikova (2019) conteste, d’après les pièces de l’enquête de 1918, la tradition selon laquelle des chants auraient été entendus dans le puits : la controverse est ouverte.

Élisabeth est canonisée en 1981 par l’Église orthodoxe russe hors frontières, puis par l’Église orthodoxe russe (1992 selon certaines sources, 2000 selon d’autres). Les mêmes sources ne s’accordent pas sur l’année : nous préférons donc ne pas trancher. En 2004-2005, ses reliques ont parcouru la Russie, les pays de la CEI et les pays baltes, où plus de sept millions de fidèles sont venus les vénérer, avant de retourner à Jérusalem.

Un mariage parmi quatre et ce qu’il en reste

Pour mesurer ce que cette noce a de commun et de singulier avec les autres mariages de la dynastie, voici les quatre noces impériales que ce site raconte :

Mariage Date grégorienne Âge de la mariée Lieu Après la noce
Catherine et Pierre 1er septembre 1745 16 ans Église de Kazan (ancienne) Oranienbaum et Lioubertsy, pas de voyage
Dagmar et Alexandre 9 novembre 1866 18 ans Grande Église du palais d’Hiver Palais Anitchkov, pas de voyage documenté
Élisabeth et Serge 15 juin 1884 19 ans Grande Église du palais d’Hiver Lune de miel à Ilinskoïé
Alix et Nicolas 26 novembre 1894 22 ans Grande Église du palais d’Hiver Aucune, deuil de cour

Une singularité : de ces quatre noces, c’est la seule dont on sache qu’elle a été suivie d’un séjour dans un domaine privé.

Les images disponibles de ce mariage appellent à la prudence. La photographie de Carl Backofen, prise en mars 1884, est une image des fiançailles et non du mariage. Une photographie de Charles Bergamasco montre Élisabeth en 1885, un an après la noce. Quant à l’image intitulée « mariage de Serge Alexandrovitch et d’Élisabeth Feodorovna (1884) », que la fiche Wikimedia Commons attribue à un peintre russe anonyme, ses métadonnées sont douteuses : sa date de création est indiquée comme 1857, ce qui est impossible puisque la noce date de 1884. Nous ne la reproduisons pas.

La chronologie du couple, des fiançailles à la tombe, se résume ainsi :

  • septembre 1883 : accord des familles à Wolfsgarten ;
  • 26 février 1884 : fiançailles annoncées à Darmstadt ;
  • 15 juin 1884 (3 juin julien) : mariage au palais d’Hiver ;
  • 1891 : conversion d’Élisabeth à l’orthodoxie et nomination de Serge comme gouverneur général de Moscou ;
  • 17 février 1905 : assassinat de Serge ;
  • 1909 : vente des bijoux d’Élisabeth et fondation du couvent Marthe-et-Marie ;
  • 20 mai 1918 : transfert à Alapaïevsk ;
  • nuit du 17 au 18 juillet 1918 : mort d’Élisabeth ;
  • 1921 : inhumation à Jérusalem.

Quelques lieux et repères pour retrouver la trace du couple :

  • le couvent Marthe-et-Marie, à Moscou, où une statue d’Élisabeth porte l’inscription « À la grande-duchesse Élisabeth Feodorovna : avec repentir » ;
  • l’église Marie-Madeleine de Gethsémani, à Jérusalem, où repose Élisabeth ;
  • l’ancien palais Sergueïevski, à l’angle de la Fontanka et de la perspective Nevski ;
  • la couronne nuptiale du musée Hillwood, à Washington, que la tradition rattache à ce mariage sans preuve muséale.

Les chiffres de cette union :

  • 19 ans pour la mariée, 27 ans pour le marié ;
  • 21 ans de mariage, de 1884 à 1905 ;
  • un domaine de 2 400 acres pour la lune de miel ;
  • 34 ans entre le mariage et la mort d’Élisabeth ;
  • un puits de mine d’environ vingt mètres de profondeur.

De ces noces il reste une photographie d’Élisabeth en robe de mariée, quelques images de la Grande Église et le souvenir d’une princesse qui a choisi, après l’attentat, de vendre ses bijoux pour fonder un couvent. Pour la couronne qui aurait pu coiffer son front, on ira voir l’article sur les diadèmes de mariage royaux.

Pour les costumes de cour, l’étude du costume de la noblesse et de la cour impériale sur costume-russe.fr donne un cadre plus large.

Questions fréquentes

Où Élisabeth et Serge sont-ils partis en lune de miel ?

À Ilinskoïé, le domaine de Serge à une soixantaine de kilomètres à l'ouest de Moscou, puis ils se sont installés au palais Sergueïevski à Saint-Pétersbourg.

Élisabeth s'est-elle convertie avant le mariage ?

Non. Épouse d'un grand-duc cadet, elle n'y était pas obligée. Elle a choisi l'orthodoxie en 1891 et portait déjà à la cour le nom d'Elizaveta Feodorovna.

Quel âge avaient les mariés ?

Élisabeth, née le 1er novembre 1864, avait 19 ans ; Serge, né le 11 mai 1857, en avait 27.

Le couple a-t-il eu des enfants ?

Non. Leur mariage de 21 ans est resté sans enfant. Le couple a élevé comme pupilles Dmitri et Maria Pavlovna, enfants du grand-duc Paul.

Qui a rencontré qui à ce mariage ?

Selon des sources secondaires, Nicolas, alors âgé de 16 ans, y a rencontré Alix de Hesse, la sœur cadette d'Élisabeth, qui avait 12 ans. Ils se marieront dix ans plus tard.